Publié : 3 mai 2017 à 21h18 par La rédaction

Présidentielle : vers une pénurie d'assesseurs pour tenir les bureaux de vote ?

Aveyron Avec l'absence des deux partis politiques "traditionnels" du second tour, se pose la problématique du manque d'assesseurs pour tenir les bureaux de vote ce dimanche.

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Dimanche ce sera le second tour de la présidentielle avec une affiche inédite. En effet, les deux candidats sortis en tête du premier tour ne sont pas issus des grandes familles politiques traditionnelles qui comptent, un peu partout sur le territoire, militants ou sympathisants.

Ainsi, un doute plane sur la capacité à réunir, dans tous les bureaux de vote, le nombre d'assesseurs suffisants.

Plusieurs bureaux de vote

Dans la plupart des communes de l'Aveyron, la tenue du scrutin se résume par la présence des seuls élus locaux, il n'y a donc pas trop de soucis. En revanche, la question se pose dans les communes plus importantes où il n'y a pas qu'un seul bureau de vote.

A Decazeville, par exemple, il y a plusieurs bureaux de vote mais le maire, François Marty, n'est pas très inquiet. "Les conseillers municipaux sont volontaires pour être assesseurs dans les six bureaux de vote", explique-t-il, précisant avoir aujourd'hui une douzaine d'assesseurs pour le scrutin de dimanche, sans compter d'autres volontaires qui permettent de faire tourner les assesseurs dans la journée.

Pour François Marty, à Decazeville, "il y a un esprit citoyen très fort".

Problème à Millau

En revanche, à Millau, la situation est plus tendue et les camps des deux finalistes ont été sollicités. Il y a 17 bureaux, répartis sur toutes la commune, pour l'élection. "Ca nécessite d'avoir entre 34 et 40 assesseurs et c'est vrai que c'est assez difficile", confie Claude Assier, premier adjoint au maire de Millau.

Les électeurs peuvent être réquisitionnés comme assesseur.

- Article R44 du Code électoral

Les camps d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont jusqu'à ce jeudi soir pour faire connaître les noms des assesseurs. À défaut, le téléphone de la mairie va chauffer pour trouver les bonnes volontés nécessaires.

Le jour du scrutin, s'il manque du monde, le maire a la possibilité de recourir aux électeurs présents dans le bureau de vote.

Ecoutez le reportage de Dominique Bahl :

 

Photo d'archives TOTEM